Rencontre avec les esprits «Gardiens» des lieux

  • Auteur/autrice de la publication :
  • Post category:Uncategorized
  • Commentaires de la publication :0 commentaire

Chaque habitation en possède un, que ce soit un immeuble, une maison, un bureau ou un lieu de passage. Les gardiens des lieux, honorés dans de nombreuses traditions, existeraient également parmi nous. Faisons la rencontre de ce curieux petit monde, bien connu des traditions ancestrales, villageoises et chamaniques, qui est toujours présent à notre époque.

Bien que nous ne leur ayons pas été présentés, nos habitats et nos lieux sacrés, qu’ils soient situés en ville, à la campagne ou sur des points d’intensité cosmo tellurique, abritent à la fois des habitants étranges et de puissants “gardiens”. Qu’ils soient protecteurs, saints, gnomes, fées ou même animaux gardiens, ils jouent un rôle inestimable. Toutes ces créatures de l’invisible, les esprits “gardiens” des lieux, manifestent souvent leur présence à notre insu, dans le seul but de nous offrir leur protection. Faisons la rencontre de ce monde singulier, bien connu des traditions spirituelles, ancestrales, villageoises et chamaniques, qui est toujours présent à notre époque, y compris au sein de notre cité urbaine. C’est une invitation à renouer avec cette alliance !

LES GARDIENS DES LIEUX SACRÉS

“On retrouve la notion de “Gardien des lieux”, notamment en géobiologie sacrée. Dans la basilique Saint-Sernin de Toulouse, par exemple, une inscription du XVIe siècle à l’entrée de la crypte indique : ‘Hic sunt vigiles qui custodiunt civitatem’ (ici sont les gardiens qui veillent sur la cité). Il y a quelqu’un dans l’invisible qui veille sur le lieu”, ajoute notre expert. Il lui est arrivé de ressentir ces présences subtiles qui peuvent parfois influencer la détection énergétique lors d’une étude.

Selon lui, il peut s’agir d’un saint, d’un moine, voire d’un templier… “Nous sommes dans le plan de l’astral, c’est une présence qui défend la lumière, à ne pas confondre avec des entités d’anciens habitants d’une maison ou la mémoire des murs. Le plan de l’invisible est complexe et infiniment hiérarchisé”. Le Gardien remplit le rôle d’un gardien de phare ; il protège la mémoire de la connaissance, la dimension spirituelle des chapelles, des monastères et autres lieux sacrés. “Sa présence inspire le respect et l’humilité”, partage notre spécialiste, comme un secret entre initiés.”

LES ESPRITS « GARDIENS » DU FOYER

Dans une vieille chaumière en bois, au toit rouge et aux fenêtres bleues, réside un étrange habitant en plus de la famille : Aitvaras. Sa présence sous ce toit est synonyme de richesses. “Depuis la nuit des temps, l’histoire des esprits de la maison, ces gardiens du foyer, est intimement liée à celle de l’homme.” Et voici le foyer, le cœur de l’histoire ! “Tout commence par le feu”, ajoute-t-il, “ce cadeau des dieux qui nous distingue des animaux.” Pour protéger ce bien précieux, garant de notre survie, les hommes ont construit des maisons et une cheminée autour de laquelle nous nous rassemblons pour nous réchauffer et raconter des histoires… C’est là que résident les esprits du lieu. “À l’origine, ces esprits liés au feu sont devenus les gardiens du lieu”, précise le spécialiste. Ils habitent le plus souvent dans de vieilles fermes, des bâtisses anciennes chargées d’histoire, et sont étroitement liés aux traditions et à l’esprit familial. Leurs noms diffèrent selon les régions : farfadets, brownies d’Écosse, mamurs basques, uguns māte de Lettonie, et bien d’autres encore. Aujourd’hui encore, dans certaines contrées reculées, on leur fait des offrandes : des morceaux de repas. “Pour placer la famille sous la protection d’Aitvaras, par exemple, il suffit de le nourrir avec un rôti accompagné de pain, de bière ou d’une omelette lituanienne”, recommande avec sérieux Richard Ely. Dans certaines traditions, il suffit de déposer un verre de lait sur la cheminée. Par définition, les esprits “gardiens” nous protègent, ils défendent leur territoire, notre maison, contre les esprits malveillants. Ceux qui habitent les haies qui délimitent notre jardin en gardent farouchement l’accès. Certains sont farceurs, comme les gnomes, qui manifestent leur présence par des plaisanteries en déplaçant les objets.

Si vous êtes attentifs, vous pouvez les entendre dans le grincement d’une latte de parquet, le craquement d’une poutre ou le souffle du vent dans un rideau… Pensez à engager la conversation avec eux ou à leur préparer un cadeau pour qu’ils vous accordent leurs bonnes grâces.

Depuis la nuit des temps, l’histoire des esprits de la maison, ces gardiens du foyer, est étroitement liée à celle de l’homme.

LE PETIT PEUPLE DES ÉLÉMENTAUX

Dans les traditions ancestrales chamaniques, où la notion d’interreliance est au cœur de la philosophie, les esprits gardiens des lieux peuvent être des élémentaux, c’est-à-dire des esprits de l’eau, de l’air, du feu, de la terre, ou encore des esprits des plantes ou des animaux. « Quand je pars, je m’adresse à eux pour surveiller la maison, située au cœur de la nature sauvage au Québec, et je n’ai jamais eu de vols ; ils éloignent les indésirables », nous partage Loumitea, et femme médecine algonquine et wendat. Dans une culture où chaque règne occupe une place à part entière dans cet équilibre écologique sans cesse menacé, les esprits des lieux ne tardent pas à signaler leur présence aux nouveaux arrivants. « Une fougère qui bouge dans le jardin, alors qu’il n’y a pas de vent, c’est un gardien qui te salue, comme le font les elfes, ou les nains », une lueur d’amusement dans les yeux. L’été dernier, alors qu’elle préparait un stage, un ours s’est présenté ; tous les matins, il déposait ses excréments sur le chemin qui séparait l’habitation de la yourte de pratiques. Son message : « Je suis chez moi ! »

Dans certaines contrées sauvages, il arrive que l’esprit qui garde le lieu soit l’animal lui-même. Un panier quotidien de framboises déposé à cet endroit a mis fin à ces désagréments. Pour honorer les esprits gardiens, il faut commencer par faire connaissance, par une offrande. « C’est un cadeau, qu’on leur offre avec l’intention de les honorer, pour leur faire plaisir », explique notre spécialiste. Tous les matins, la femme médecine leur offre du « foin d’odeur » ! Traditionnellement, le tabac est d’usage, la plante sacrée par excellence. Comment savoir quoi leur offrir ? « Quand on arrive dans un endroit, on ressent l’esprit des lieux, et il va nous signifier ce qu’il veut ». Certaines personnes font des voyages chamaniques pour les rencontrer et leur poser la question. Plus simplement, vous pouvez vous connecter et sentir ce qu’ils aimeraient. Dans son jardin, a prévu d’aménager un petit banc pour un esprit du petit peuple, un nain. « Quand je sens qu’ils m’entourent avec une espèce de tendresse, c’est le signe que c’est une bonne chose pour eux. » Chaque esprit va avoir sa façon spécifique d’être honoré. Ils ont besoin d’attention, il faut s’en occuper, pour qu’ils continuent à veiller sur le lieu.

Vieilles fermes, chaumières en pleine campagne, bâtisses anciennes, mais qu’en est-il des habitats en milieu urbain le plus souvent déserté par le petit peuple ou autre élémentaux de la cosmogonie chamanique ? « Chaque lieu vibre une énergie spécifique, y compris les constructions récentes ». Version contemporaine et citadine, l’esprit gardien est une énergie bienveillante, qui dispense ses ondes positives dans la maison. Leur fonction est identique à celle des esprits que les grands-mères appelaient dans l’ancien temps pour prévenir les vols, ou pour empêcher que la foudre ne tombe sur la maison. Que l’on vive au rez-de-chaussée ou au cinquième étage d’un immeuble, un rituel d’accueil va garantir une bonne entente. Les cheminées ayant le plus souvent disparu, le foyer s’est déplacé dans la cuisine, là où continue à brûler le feu. « Faites-lui un gâteau ! ». Remplir la maison de bonnes odeurs est un rite qu’elle préconise. D’autant plus qu’avec la perte de la pratique des rituels, héritage de notre société rationnelle, depuis de nombreuses années, les esprits gardiens se sont comme « endormis ». Les « rappeler », les « réveiller » est possible par des offrandes, des fleurs, des bougies… Le plus simple dès notre arrivée dans un lieu est d’organiser pour eux une pendaison de crémaillère, cette tige à crans à laquelle était accrochée la marmite au-dessus du feu. Un ancien rituel d’emménagement festif où les amis étaient invités à festoyer autour du feu pour la plus grande joie des esprits gardiens du lieu, qui résidaient dans l’âtre.

Dans ces cultures, où chaque règne occupe une place essentielle dans l’équilibre écologique constamment menacé, les esprits des lieux se manifestent souvent aux nouveaux arrivants. Par exemple, le mouvement d’une fougère dans le jardin en l’absence de vent peut être un salut d’un gardien, tel que le feraient les elfes ou les nains, selon Loumitea.

Dans certaines régions sauvages, l’esprit gardien peut être l’animal lui-même. Pour apaiser ces esprits, il est courant de déposer quotidiennement un panier de framboises à leur intention. Pour honorer les esprits gardiens, il est important de faire leur connaissance et de leur offrir un présent. Loumitea explique qu’il s’agit d’un cadeau offert avec l’intention de les honorer et de leur faire plaisir. Traditionnellement, le tabac est souvent utilisé à cette fin, étant considéré comme une plante sacrée par excellence. Comment savoir quoi offrir aux esprits gardiens ? Selon notre spécialiste, en arrivant dans un lieu, on peut ressentir l’esprit des lieux, qui nous indiquera ce qu’il souhaite. Certaines personnes effectuent des voyages chamaniques pour les rencontrer et leur poser directement la question. Sinon, il est possible de se connecter intuitivement et de sentir ce qui leur plairait.

Dans son propre jardin, Loumitea a prévu d’aménager un petit banc pour un esprit du petit peuple, un nain. Elle explique que lorsque ces esprits l’entourent avec une espèce de tendresse, c’est un signe que c’est une bonne chose pour eux. Chaque esprit a sa manière spécifique d’être honoré, et il est nécessaire de leur accorder de l’attention afin qu’ils continuent à veiller sur le lieu.

Quant aux habitations en milieu urbain, souvent dépourvues du petit peuple ou d’autres élémentaux de la cosmogonie chamanique, Loumitea affirme que chaque lieu émet une énergie spécifique, y compris les constructions récentes. Dans cette version contemporaine et citadine, l’esprit gardien est une énergie bienveillante qui répand des ondes positives dans la maison. Leur fonction est similaire à celle des esprits que les anciennes appelaient autrefois pour prévenir les vols ou empêcher la foudre de frapper la maison. Que l’on vive au rez-de-chaussée ou au cinquième étage d’un immeuble, un rituel d’accueil garantira une bonne entente.

Les cheminées ayant souvent disparu, le foyer s’est déplacé vers la cuisine, là où le feu continue de brûler. Selon Loumitea, préparer un gâteau pour l’esprit gardien est une recommandation. Remplir la maison de bonnes odeurs est un rituel qu’elle préconise également. De plus, avec la perte de pratiques rituelles héritées de notre société rationnelle depuis de nombreuses années, les esprits gardiens semblent s’être “endormis”. Les “rappeler” ou les “réveiller” est possible à travers des offrandes, des fleurs, des bougies, etc.

Lorsque l’on emménage dans un lieu, il est recommandé d’organiser une pendaison de crémaillère, un ancien rituel festif où les amis étaient invités à célébrer autour du feu.

Laisser un commentaire